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5 cleantech françaises qui profitent de l’IRA aux États-Unis

cleantech françaises soutenues par l'IRA, par Christina Rebuffet

L’Inflation Reduction Act a changé la donne pour l’industrie verte. Plusieurs cleantech françaises soutenues par l’IRA investissent désormais aux États-Unis pour capter ces incitations. Voici 5 acteurs bien réels, et ce que leur stratégie révèle pour les dirigeants industriels français.

Chaque exemple ci-dessous repose sur des annonces publiques et vérifiables. Aucune histoire inventée, uniquement des faits documentés et sourcés.

Pourquoi l’IRA attire autant les industriels français

L’Inflation Reduction Act finance la transition énergétique américaine. Concrètement, il offre des crédits d’impôt généreux pour la production locale.

Par exemple, l’hydrogène propre bénéficie d’un crédit pouvant atteindre plusieurs dollars par kilogramme. De plus, les batteries et le solaire profitent de bonus liés au contenu fabriqué sur le sol américain.

Ainsi, produire aux États-Unis devient bien plus rentable qu’avant. Pour une entreprise française, l’enjeu est clair. Soit elle s’implante et capte ces aides, soit elle laisse le marché et les subventions à ses concurrents déjà installés.

D’ailleurs, je le constate auprès des dirigeants que j’accompagne. L’IRA accélère des décisions d’implantation qui traînaient parfois depuis des années.

5 cleantech françaises soutenues par l’IRA aux États-Unis

Passons aux exemples concrets. Ces cinq entreprises françaises tirent parti des mécanismes de l’IRA, chacune dans son domaine.

Air Liquide et l’hydrogène propre

Air Liquide développe une forte activité hydrogène aux États-Unis. L’entreprise s’appuie sur les crédits d’impôt de l’IRA dédiés à la production d’hydrogène bas carbone.

En effet, ces crédits réduisent nettement le coût de production. Air Liquide peut ainsi rentabiliser des projets qui resteraient marginaux sans ce soutien fiscal.

Le groupe dispose déjà d’un solide réseau industriel outre-Atlantique. Cette présence historique lui permet de transformer rapidement une incitation fiscale en projets concrets, plutôt que de repartir de zéro.

Schneider Electric et la fabrication locale

Schneider Electric a renforcé ses capacités industrielles américaines, avec des investissements importants depuis quelques années. La direction nord-américaine a même participé à une célébration officielle de l’IRA à la Maison-Blanche.

Par ailleurs, ces investissements soutiennent l’électrification du pays. Schneider montre qu’un groupe français peut s’inscrire pleinement dans la dynamique d’onshoring américaine.

Saft et le stockage d’énergie

Saft, filiale de TotalEnergies, fabrique des systèmes de stockage par batteries. L’entreprise a adapté sa ligne de production de Jacksonville, en Floride, pour répondre aux exigences de contenu local de l’IRA.

De cette façon, ses conteneurs de stockage deviennent éligibles aux bonus américains. Saft répond donc à une demande croissante de projets de stockage outre-Atlantique.

Forsee Power et les batteries pour la mobilité

Forsee Power conçoit des systèmes de batteries pour véhicules électriques. La société française a ouvert son siège nord-américain et une usine dans la région de Columbus, dans l’Ohio.

Ce site sert le marché nord-américain tout en optimisant la chaîne d’approvisionnement locale. Forsee Power s’aligne ainsi sur les critères des programmes fédéraux américains.

Cet exemple parle particulièrement aux PME et ETI. Forsee Power n’est pas un mastodonte du CAC 40, mais une entreprise de taille intermédiaire qui a osé bâtir une usine outre-Atlantique. La preuve qu’une implantation américaine reste à portée d’acteurs plus modestes.

Saint-Gobain et l’efficacité énergétique

Saint-Gobain fabrique des matériaux pour le bâtiment économe en énergie. La demande américaine pour ces produits est portée par l’IRA, notamment via un crédit dédié au vitrage dynamique.

De plus, le groupe a signé un accord d’approvisionnement en électricité solaire pour ses sites nord-américains. Saint-Gobain combine donc production verte et matériaux décarbonés.

Les domaines les plus avantagés par l’IRA

Regardez les cinq exemples de près. Trois grands domaines ressortent nettement.

D’abord, l’hydrogène propre concentre des crédits parmi les plus généreux. Air Liquide en profite directement pour ses projets américains.

Ensuite, le stockage et les batteries captent une part énorme des investissements. Saft et Forsee Power illustrent cette ruée vers la production locale de cellules et de systèmes.

Enfin, l’efficacité énergétique du bâtiment monte en puissance. Saint-Gobain bénéficie d’une demande dopée par les incitations à la rénovation.

Autrement dit, l’IRA ne saupoudre pas son aide au hasard. Il cible des filières précises, et les entreprises françaises bien positionnées en récoltent les fruits.

Ce que ces cleantech françaises soutenues par l’IRA m’apprennent

Trois constats reviennent à chaque dossier. D’abord, l’IRA récompense la production locale, pas l’export depuis l’Europe.

Ensuite, ces cleantech françaises soutenues par l’IRA ont agi vite. Elles n’ont pas attendu une clarté totale sur chaque détail réglementaire avant de bouger.

Enfin, toutes ont relié leur projet américain à une stratégie globale. L’usine n’est pas un coup isolé, mais une pièce d’un plan d’ensemble.

Autrement dit, profiter de l’IRA demande une vraie réflexion d’implantation. C’est précisément là que mon accompagnement intervient.

Faut-il une usine aux États-Unis pour profiter de l’IRA ?

La réponse honnête est nuancée. Souvent oui, car de nombreux crédits dépendent du contenu fabriqué localement.

Cependant, toutes les entreprises n’ont pas besoin d’une gigafactory. Une PME peut commencer par un partenariat, un assemblage local ou un fournisseur américain.

Je conseille donc une approche par étapes. Testez d’abord la demande, sécurisez un premier client, puis envisagez l’investissement industriel lourd.

Concrètement, cette logique réduit le risque financier. Elle évite aussi de surinvestir avant d’avoir validé le potentiel réel du marché.

N’oubliez pas non plus la dimension humaine. Une implantation américaine demande des équipes locales, des partenaires fiables et une vraie compréhension de la culture d’affaires. Les crédits d’impôt ne remplacent jamais une exécution commerciale solide sur le terrain.

Préparer votre stratégie américaine

Retenez une chose des entreprises citées plus haut. Aucune n’a improvisé. Toutes ont aligné leur projet américain sur les incitations disponibles.

Les cleantech françaises soutenues par l’IRA partagent aussi une lecture fine du calendrier politique. Les incitations peuvent évoluer, donc le bon moment pour agir compte autant que le projet lui-même. Une entreprise qui attend trop risque de voir les règles changer avant son arrivée.

Voilà pourquoi je recommande de cadrer votre projet dès maintenant, même sans tout finaliser. La vitesse de décision devient un avantage compétitif à part entière.

Pour creuser le sujet, consultez mon guide complet sur l’implantation d’une cleantech aux États-Unis. J’y détaille les étapes clés.

Vous pouvez aussi lire mon guide sur l’énergie renouvelable aux États-Unis, ou découvrir mes 5 DeepTech françaises rachetées par des géants américains.

Vous voulez un point personnalisé ? Prenez rendez-vous avec moi pour un diagnostic gratuit. Nous évaluerons ensemble votre potentiel américain, vos options d’implantation et les incitations qui correspondent vraiment à votre activité.

Enfin, pour aller plus loin, découvrez la méthode que j’ai développée après vingt ans entre la France et les États-Unis.

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas un conseil fiscal. La réglementation évolue régulièrement. Je vous recommande de consulter un professionnel qualifié en fiscalité pour votre situation spécifique.

Christina Rebuffet-Broadus

À propos de Christina Rebuffet-Broadus

Je suis Christina Rebuffet-Broadus, et je me définis comme un "strategic operator" France<-->USA. Après avoir accompagné plus de 40 PME et ETI à conquérir le marché américain, j’ai une conviction : une stratégie ne vaut que si quelqu’un la porte sur le terrain avec vous. C’est exactement ce que je fais, et j’ai contribué à la génération de plus de 2Md$ de chiffre d’affaires pour mes clients. J’anime également le podcast "Crossing the Atlantic", et j’écris actuellement une série de livres sur l’impact de l’interculturalité sur la réussite des projets transatlantiques.

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